vendredi 13 mars 2009

The Masque of the Red Death


The man was facing the wall in front of him. Everything was dark and quiet. Even the night owls remained silent in the pines that surrounded the building. The iron door suddenly opened, and a pair of boots entered the room.
"It's time!"
His heart lept in his chest.
"Time for what?"
"Dunno. Just come."
The man stood up, and followed the pair of boots outside. At one point, they stopped still and faced more pairs of boots.

"Anything ya'd like to say?"

"Last night, I spoke with Madness. She told me that there was a wall, out there, full of red flowers that seemed so fresh that you'd swear they'd just been blooming before your eyes. And she asked me if I'd like to be one of these beautiful flowers. I guess I answered "yes"."

The first pair of boots turned towards the others and gave orders.

The first bullet reached the man's knees. He fell forward, but remained steady on what was left of his legs. He would not lower his hands to the ground.

The second bullet went through his heart and made him fall backward. Sitting on the ground, with his half-legs extended before him, he decided to let his head rest on the wall behind him.

The third bullet entered right in the middle of his brow, and exploded inside his head: this little big bang, the noisiest firework he had ever heard, gave birth to a new red bright poppy on the grey wall behind his corpse.

Apocalypse Now

Dans ce rêve récurrent, je suis dans une ville en bord de mer, style American City. Les gens bronzent sur la plage, certains font du surf dans la baie, d'autres se promènent sur la jetée ou sur des bras de pelouse verte qui dominent les vagues. Je suis assis sur des rochers, les pieds dans le sable, talking of nothing and of everything, laughing with friends, admiring the light of the clouds.
Puis l'eau refroidit, le temps ralenti, les gens se taisent, c'est le silence absolu et tout le monde regarde en direction du CBD. Des nuages noirs et gris sombre se rapprochent du sommet des gratte-ciels, des éclairs rougeâtres viennent se placer au centre du ciel, certains touchent la mer où évoluent quelques surfeurs. Toujours dans le plus grand silence.
Lentement, évoluant à l'horizontale, une immense roue mécanique traverse le ciel. Rien à voir avec ces images de soucoupes volantes policées, brillantes et pleines de petites lumières. C'est quelque chose de très mécanique, fait de plaques de métal terni, blanc et noir je crois, peut-être blanc et bleu... D'immenses hélices métalliques et blanches tournoient au centre de la roue (qui, elle, ne tourne pas sur elle-même), on peut les voir d'en-dessous et d'au-dessus. Le silence reste de plomb jusqu'à ce que, lentement, la roue vienne effleurer les gratte-ciels, et les entraîne avec elle dans un nuage de fumée, dans un fracas de verre, de béton et de fer.
En plein CBD! Brouhaha incroyable, le tonnerre se mêle au bruit d'autres grandes roues qui s'écrasent un peu partout sur la terre et sur la mer. Le niveau de l'océan monte sensiblement, tout le monde se met à courir un peu partout, une vitrine avec des écrans de télé apparaît, special news, "un satellite vient de se désagréger, des chutes d'objets métalliques sont à prévoir, la source de l'incident serait un problème de maintenance". No, no, this not a satellite, there is something happening up there, and we don't know what it is. They won't let us know.

Métamorphoses


The other day, I saw that my hand had become a bunch of pink cherry flowers. And as I realized it, I spotted a black glove standing all alone by the dark road. I kept walking en haussant les épaules, and I smiled.

samedi 7 mars 2009

Le Grand Bleu

Dans cet oeil resplendit un océan sous un ciel bleu.
Dans ce ciel des navires étoilés volent vers d'autres cieux.
Dans leurs cales repose un diamant précieux.
Et dans cette pierre se trouve son coeur radieux.